Dans les jours à venir environ 200 000 foyers fiscaux auront à déclarer l’IFI pour 2026. Nombre d’entre eux sont propriétaires de leur résidence principale. Ce bien est traité de manière dérogatoire en matière d’IFI.

Nous vous proposons ici un rappel des règles applicables. 

L’IFI en 2025 : Statistiques DGFiP – Avril 2026 – n°45 – En 2025, près de 193 600 foyers ont reçu de l’administration fiscale un avis d’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Ces avis représentent un montant total d’imposition de 2,3 Md€, en hausse de 8,0 % par rapport à 2024.
Le patrimoine immobilier net soumis à cette imposition d’un montant total de 493 Md€, a crû de 5,6 %, en raison principalement de l’augmentation de 4,0 % du nombre de foyers imposables et dans une moindre mesure de l’augmentation du patrimoine moyen par foyer (+1,5 %). L’IFI payé représente 0,47 % du patrimoine immobilier net déclaré.
Les foyers imposés à l’IFI perçoivent en moyenne 322 100 € par an et payent 60 200 € d’impôts sur leurs revenus de 2024 (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus comprise). Ils habitent souvent en Île-de-France et sont davantage en couple et plus âgés que le reste de la population.
Les dons renseignés dans les déclarations de l’IFI, qui peuvent sous certaines conditions donner droit à une réduction d’impôt, ont augmenté de 12 % et atteignent 0,25 Md€.

I.Évaluation de la résidence principale

A. Principes généraux

Selon les dispositions de l’article 973, alinéa 2 du CGI, un abattement de 30 % est effectué sur la valeur vénale réelle de l’immeuble lorsque celui-ci est occupé à titre de résidence principale par son propriétaire.

Cet abattement de 30 % n’a pas à figurer sur la déclaration, seule la valeur nette, après application de cet abattement, doit y être portée par le redevable.

La valeur déclarée est ainsi réputée tenir compte de l’abattement.En cas d’imposition commune des membres d’un même foyer fiscal occupant plusieurs logements dont ils sont propriétaires, un seul immeuble est susceptible de bénéficier de cet abattement.

Est considéré comme résidence principale, au sens de l’article 973, I-al. 2 du CGI, l’immeuble ou la partie d’immeuble constituant la résidence habituelle et effective du redevable, c’est-à-dire le logement dans lequel le redevable réside effectivement et de manière habituelle pendant la majeure partie de l’année.

B. Application en cas de détention de la résidence principale via une société

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