A l’approche des dates butoirs pour déclarer les revenus de 2025, nous vous proposons ici de revenir sur les points essentiels à respecter pour souscrire les déclarations fiscales en 2026.
Synthèse des nouveautés pour la déclaration des revenus 2025
a.Généralisation de la dématérialisation de la déclaration
La déclaration est désormais mise à disposition par défaut de manière dématérialisée, directement dans l’espace en ligne de chaque usager.
Toutefois, certains contribuables peuvent continuer à recevoir une version papier. C’est notamment le cas si vous avez choisi l’option « recevoir ma déclaration » ou si vous avez effectué votre déclaration au format papier l’année précédente, sous réserve de ne pas avoir opté pour le tout dématérialisé.
Concrètement :
- Si vous avez déclaré vos revenus en ligne en 2025, vous ne recevrez en principe plus de déclaration papier.
- Si vous avez déclaré sur papier en 2025 (et sans activer l’option « zéro papier »), votre déclaration a été adressée par voie postale au cours du mois d’avril 2026.
b.Augmentation des prélèvements sociaux sur les revenus et gains du patrimoine
En plus de l’impôt sur le revenu, vos revenus et certaines de vos plus-values sont soumis aux prélèvements sociaux.
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 prévoit une hausse de 1,4 point de la contribution sociale généralisée (CSG), augmentant le taux total des prélèvements sociaux sur la plupart des revenus et gains du patrimoine à 18,6 % (au lieu de 17,2 %). Les revenus fonciers, les plus-values immobilières et les produits de contrats d’assurance-vie et de bons de capitalisation seront toujours taxés au taux de 17,2%.
| Taxation au taux de 17,2% maintenue pour certains gains et revenus, notamment : | Taxation au taux de 18,6% pour les autres gains et revenus, notamment : |
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Le taux de CSG déductible reste à 6,8%.
Sources : LFSS 2026, art. 12 ; CSS, art. L136-8
c. Loueurs en meublé
À compter du 1.1.2025, pour les revenus tirés des activités de locations meublées non professionnelles imposées au régime micro-BIC, l’abattement sera de :
- 50% pour les meublés d’habitation, meublés classés et chambres d’hôtes dans la limite de 77 700 € de revenus locatifs annuels ;
- 30% pour les meublés non classés dans la limite de 15 000 € de revenus locatifs annuels.
Sources : Loi Le Meur 2024-1039 du 19.11.2024, art. 7 ; CGI, art. 50-0
d. Plus-values de cession de titres
L’abattement de 500 000 € prévu pour les plus-values de cession de titres de dirigeants partant en retraite est prorogé jusqu’au 31.12.2031 et il est porté à 600 000 € pour les cessions en faveur des jeunes agriculteurs.
Sources : LF 2025, art. 70 ; CGI, art. 150-0 D ter)
e. Réductions et crédits d’impôt
Les dons aux associations qui accompagnent les victimes de violence domestique bénéficient du taux de réduction d’impôt à 75 % dans la limite de 1 000 €. Cette limite de 1 000 € est augmentée à 2 000€ pour les dons et versements effectués à compter du 14/10/2025.
Le taux de 75 % pour les dons à la Fondation du patrimoine pour financer les travaux sur édifices religieux est étendu à toutes les fondations reconnues d’utilité publique agissant pour la sauvegarde du patrimoine.
En complément du type de dépenses effectuées pour l’emploi d’un salarié à domicile, la nature de l’organisme et la personne physique ou morale auxquels ont été versées les sommes ouvrant droit au crédit d’impôt devront être indiquées dans la déclaration de revenus.
Sources : LF 2026, art. 28, CGI, art. 200 ; LF 2025, art. 4 ; CGI, art. 199 sexdecies
f. Dispositif Loc-avantages
Ce dernier qui permet aux propriétaires de logements donnés en location dans le cadre d’une convention avec l’Anah de bénéficier sous certaines conditions d’une réduction d’impôt a été prorogé jusqu’au 31.12.2027.
Sources : LF 2025, art. 88 ; CGI, art. 199 tricies
g. Mise en place d’une contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR)
Cette contribution vise à assurer une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus (plus de 250 000 € pour les contribuables célibataires, veufs, séparés ou divorcés et plus de 500 000 € pour les contribuables soumis à une imposition commune), avec une décote pour atténuer les effets de seuil.
Elle est égale à la différence entre 20 % du RFR ajusté et le montant résultant du total de l’impôt sur le revenu, de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) et des prélèvements libératoires sur l’impôt sur le revenu, majoré de 1 500 € par personne à charge et de 12 500 € pour les contribuables soumis à imposition commune.
La CDHR sera due au titre de l’imposition des revenus de l’année 2025 et donnera lieu au versement d’un acompte de 95 % du montant estimé par le contribuable entre le 1er décembre 2025 et le 15 décembre 2025.
Sources : LF 2025, art. 10 ; CGI, art. 224
h. Nouveauté déclarative 2026 pour la déclaration de revenus des indépendants
Qui est concerné par cette déclaration ?
Les personnes concernées sont les travailleurs indépendants ayant exercé au cours de l’année 2025 une activité artisanale, industrielle, commerciale ou libérale et qui sont affiliées au régime des travailleurs indépendants. Les auto-entrepreneurs ne sont pas concernés et les professionnels ayant cessé leur activité indépendante en 2025 ou en 2026 se verront envoyer directement un imprimé spécifique pour la déclaration de leurs revenus.
Quelles nouveautés ?
Sans entrer dans le détail,
- L’assiette des cotisations sociales devient « brute » des cotisations sociales. En effet, les cotisations sociales et la part de CSG déduites fiscalement ne sont plus à déduire pour déterminer l’assiette des cotisations sociales. Cette déduction est remplacée par un abattement forfaitaire de 26% sur le revenu d’activité, effectué par l’URSSAF.
- L’assiette de la CSG-CRDS est alignée sur l’assiette sociale, les cotisations sociales n’étant plus réintégrées dans l’assiette de la CSG-CRDS qui se trouve donc réduite.
Cette réforme modifie le parcours déclaratif des travailleurs indépendants, avec une évolution des rubriques déclaratives à renseigner.
Les informations issues des volets fiscal et social sont ensuite transmises à l’Urssaf afin de permettre la détermination des cotisations et contributions sociales.
i. Les management packages
Les management packages correspondent aux titres souscrits ou acquis par des salariés ou dirigeants à des conditions préférentiels.
Un régime spécifique d’imposition du gain réalisé dans ce cas est appliqué aux titres dont la disposition, cession, conversion ou mise en location a été réalisée à compter du 15 février 2025.
A compter de cette date, le principe sera l’imposition du gain en traitement et salaires, une partie du gain continuera à relever du régime des plus-values.
I. Date de dépôt des déclarations fiscales
Le calendrier de dépôt des déclarations fiscales a été fixé de la manière suivante :
| Départements | Déclaration en ligne | Déclaration papier |
| 1 à 19 | 21 mai 2026 | 19 mai 2026 |
| 20 à 54 | 28 mai 2026 | 19 mai 2026 |
| 55 à 976 | 4 juin 2026 | 19 mai 2026 |
| Non résident | 21 mai 2026 | 19 mai 2026 |
II. La déclaration 2042K automatique
La déclaration automatique des revenus 2025 est adressée aux contribuables qui ont déclaré au titre de l’année 2024 uniquement des revenus connus de l’administration (salaires, pensions, revenus de capitaux mobiliers) et qui n’ont pas signalé de changement de situation de famille ou de changement d’adresse.
- Nouveauté 2026 :
La déclaration est désormais mise à disposition par défaut de manière dématérialisée, directement dans l’espace en ligne de chaque usager.
Toutefois, certains contribuables peuvent continuer à recevoir une version papier. C’est notamment le cas si vous avez choisi l’option « recevoir ma déclaration » ou si vous avez effectué votre déclaration au format papier l’année précédente, sous réserve de ne pas avoir opté pour le tout dématérialisé.
Concrètement :
- Si vous avez déclaré vos revenus en ligne en 2025, vous ne recevrez en principe plus de déclaration papier.
- Si vous avez déclaré sur papier en 2025 (et sans activer l’option « zéro papier »), votre déclaration vous sera adressée par voie postale au cours du mois d’avril 2026.
- Cette déclaration 2042 K AUTO est préremplie des informations connues de l’administration
Vérifier c’est déclarer ! Si vous n’avez rien à ajouter, ni rien à modifier aux informations préremplies, vous n’avez rien à faire. Vous n’avez pas à renvoyer la déclaration. L’impôt sera établi sur la base des éléments connus de l’administration fiscale présentés sur la déclaration.
Si vous souhaitez ajouter ou modifier un revenu (par exemple une pension alimentaire, un revenu foncier ou de travailleur indépendant), ajouter des dépenses ouvrant droit à réduction ou crédit d’impôt, opter pour l’imposition des revenus de capitaux mobiliers au barème progressif, signaler un changement de situation de famille… vous devez indiquer ces nouveaux éléments en déclarant en ligne ou, si vous ne disposez pas d’un accès à internet ou si vous n’êtes pas en mesure de l’utiliser, en utilisant le formulaire 2042 K AUTO papier et en le renvoyant à votre service des impôts de particuliers.
Si nécessaire, vous devez joindre une déclaration 2042 RICI, 2042 C comportant les rubriques qui ne figurent pas sur la 2042 K AUTO.
III. Imposition des couples mariés et pacsés

Par dérogation au principe de l’imposition par foyer fiscal, et, conformément aux dispositions du 4 de l’article 6 du CGI, les époux font l’objet d’une imposition distincte :
- lorsqu’ils sont mariés sous le régime de séparation de biens et ne vivent pas ensemble ;
- lorsqu’étant en instance de séparation de corps ou de divorce, ils ont été autorisés à résider séparément ;
- lorsque, l’un des époux ayant abandonné le domicile conjugal, ils disposent l’un et l’autre de revenus distincts.
IV. Les enfants à charge
- Le cas des enfants mineurs
Par principe, les enfants mineurs sont rattachés automatiquement au foyer fiscal de leurs parents qui en ont la charge.
Lorsque les parents sont célibataires ou divorcés, les enfants mineurs ne peuvent être comptés à charge que par celui des deux parents qui en assume la charge d’entretien à titre exclusif ou principal, pour une même période d’imposition (sauf en cas de résidence alternée des enfants mineurs).
Le parent qui ne les compte pas à charge peut déduire de son revenu global la pension alimentaire qu’il verse effectivement pour leur entretien.
- Le cas des enfants majeurs
L’enfant devenu majeur au cours de l’année 2024 peut demander que les revenus qu’il a perçus depuis la date de sa majorité jusqu’au 31 décembre soient rattachés à ceux de ses parents. Le rattachement entraîne, pour le contribuable, l’obligation d’inclure dans son revenu imposable les revenus perçus par l’enfant pendant l’année entière. Cette règle a une portée générale.
Si l’enfant majeur n’est pas rattaché au foyer fiscal de ses parents, ces derniers peuvent, dans la limite du montant fixé à l’article 196 B du CGI, déduire la pension alimentaire versée à l’enfant pendant la période postérieure à sa majorité.
Il est précisé, à cet égard, que les parents ne peuvent à la fois déduire une pension alimentaire pour cet enfant et le considérer à charge pour le calcul de l’impôt. Dès lors, s’ils déduisent une telle pension pour la période de l’année postérieure à la majorité, ils perdent le bénéfice du quotient familial pour l’année entière.
Depuis la déclaration des revenus 2023, l’adresse (numéro, rue, code postal et commune) des enfants majeurs ou mariés rattachés au foyer fiscal de leurs parents doit être précisée si elle est différente de celle des parents. Cette mesure a pour objet de ne pas les assujettir à la taxe d’habitation.
V. Les changements de situations au cours de l’année 2025
Le nombre de parts est fixé en fonction de la situation au 1er janvier 2025. Toutefois, en cas de mariage, conclusion de Pacs, divorce, séparation ou rupture de Pacs en cours d’année, c’est la situation au 31 décembre 2025 qui est retenue.
| Principe | Exception | |
| Situation maritale du contribuable | 01/01/2025 | 31/12/2025 si changement de situation |
| Âge de l’enfant | 01/01/2025 | Néant |
| Naissance d’un enfant | 31/12/2025 | Néant |
En cas de décès d’un conjoint au cours de l’année, pour la période d’imposition commune (avant le décès), le nombre de parts est fixé en fonction de la situation au 1er janvier et des charges de famille au 1er janvier ou à la date du décès en cas d’augmentation des charges au cours de cette période.
Pour la période d’imposition après décès, le nombre de parts est fixé en fonction de la situation au 1er janvier et des charges de famille au 1er janvier ou au 31 décembre, en cas d’augmentation de ces charges.
VI. Les revenus de capitaux mobiliers (RCM) et les plus-values sur titres : le choix du mode d’imposition
Le choix du mode d’imposition est fondamental via l’option ou non pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. En effet, cette option va concerner à la fois les revenus de capitaux mobiliers encaissés en 2025 mais également les plus-values sur titres réalisées en 2025. Cette option ne doit pas être prise à la légère.
- S’agissant des revenus de capitaux mobiliers (RCM)
La taxation forfaitaire a pour assiette le revenu brut, le taux est en principe de 12,8% mais peut être de 7,5% pour les contrats d’assurance ou contrats de capitalisation sous certaines conditions.
L’application du barème permet de tenir compte des déficits RCM antérieurs en report, des frais et charges, mais également de l’abattement de 40% sur les dividendes.
- S’agissant des plus-values sur titres
La taxation forfaitaire s’applique sur la plus-value brute sauf une exception pour le dirigeant partant à la retraite qui peut bénéficier de l’abattement de 500 000 € en application des dispositions de l’article 150-0 D ter du CGI, même en cas de taxation forfaitaire.
L’imposition au barème sur option globale permet de bénéficier des abattements pour durée de détention allant de 50% à 85%, mais également du régime du revenu exceptionnel (si les conditions sont par ailleurs remplies).
Pour opter pour une imposition au barème de l’IR, il convient de cocher la case 2 OP de la déclaration 2042. Attention cette option est irrévocable pour les revenus déclarés jusqu’en 2025 inclus. Par contre, à compter des revenus de 2026 (qui seront déclarés en 2027), l’option sera révocable en application de la loi de finances pour 2026.
VII. Les charges déductibles
- Principe
En vertu des dispositions du I de l’article 156 du CGI, le déficit constaté pour une année dans une catégorie de revenus est imputé directement, à due concurrence, sur le revenu global de la même année.
Si ce revenu global n’est pas suffisant pour que l’imputation puisse être intégralement opérée, l’excédent du déficit est reporté successivement sur le revenu global des années suivantes, jusqu’à la sixième année inclusivement.
- Exceptions
La règle selon laquelle le revenu global est obtenu par la totalisation des revenus nets des différentes catégories comporte un certain nombre de restrictions.
Ces restrictions concernent :
- les exploitants agricoles dont les revenus nets d’autres sources excèdent le seuil prévu au 1° du I de l’article 156 du CGI ; (128 826 €)
- les contribuables ayant subi des déficits provenant des activités industrielles et commerciales exercées à titre non professionnel ;
- les contribuables ayant subi au sein du foyer fiscal des déficits provenant de location directe ou indirecte de locaux d’habitation meublés ou destinés à être loués meublés lorsque l’activité n’est pas exercée à titre professionnel au sens du IV de l’article 155 du CGI ;
- les contribuables ayant subi des déficits résultant d’activités non commerciales au sens de l’article 92 du CGI, autres que ceux provenant d’une profession libérale ou des charges et offices dont les titulaires n’ont pas la qualité de commerçants ;
- les contribuables qui constatent un déficit foncier peuvent sous certaines conditions, l’année de constatation du déficit imputer celui-ci sur le revenu global à hauteur de 10 700 € (15 300 € dans certains cas précis) et 21 400 € en cas de dépenses déductibles de travaux de rénovation énergétique permettant à un bien de changer de classe énergétique.
- les déficits constatés dans la catégorie des revenus des capitaux mobiliers.
- Illustration de certaines charges déductibles
Il y a trois catégories de charges visées dans la déclaration 2042 :
- la CSG déductible sur les revenus du patrimoine ;
- certaines pensions alimentaires ;
- l’épargne retraite (article 163 quatervicies du CGI).
Il y a quatre catégories de charges visées dans la déclaration 2042-C :
- certaines pensions alimentaires ;
- les charges foncières des monuments historiques ;
- les frais d’accueil de personnes âgées de plus de 75 ans ;
- les dépenses de grosses réparations des nus-propriétaires.
VIII. Revalorisation du barème et seuils associés
Les tranches du barème progressif de l’impôt sur le revenu ont été réévaluées de 0,9 % :
| De | à | Amplitude | Taux | Formule de calcul rapide |
| 0 € | 11 600 € | 11 600 € | 0% | n/a |
| 11 600 € | 29 579 € | 17 979 € | 11% | R x 11% – N x 1 276,00 € |
| 29 579 € | 84 577 € | 54 998 € | 30% | R x 30% – N x 6 896,01 € |
| 84 577 € | 181 917 € | 97 340 € | 41% | R x 41% – N x 16 199,48 € |
| 181 917 € | n/a | n/a | 45% | R x 45% – N x 23 476,16 € |
Les plafonds et seuils 2025 applicables aux revenus 2024 ont également été réévalués de 4,80% :
| IR 2026
(revenus 2025) |
IR 2025
(revenus 2024) |
|
| Pension alimentaire versée à un enfant majeur | 6 794 € | 6 855 € |
| Plafonnement des effets du quotient familial (demi-part supplémentaire) | 1 791 € | 1 807 € |
| Avantage procuré par le premier enfant à charge des contribuables célibataires ou divorcés vivant seuls | 4 224 € | 4 262 € |
| Avantage pour les personnes seules qui vivent effectivement seules sans charges de famille | 1 069 € | 1 079 € |
| Avantage en cas d’invalidité du contribuable | 1 785 € | 1 807 € |
| Avantage en cas d’invalidité de l’enfant du contribuable veuf | 1 993 € | 2 011 € |
| Abattement en faveur des personnes âgées/invalides si RNG < 16 670 € Abattement en faveur des personnes âgées/invalides si 16 670 € ≤ RNG < 28 430€ |
2 796 €
1 398 € |
2 822 €
1 411 € |
| Déduction forfaitaire de 10 % pour frais professionnels des salariés et des gérants et associés de sociétés visés à l’article 62 du CGI | 504 € mini 14 526 € maxi |
509 €
14 555€ |
| Abattement de 10 % sur les pensions | 450 € mini 4 399 € maxi |
454 €
4 439 € |
| Seuil des revenus nets non agricoles pour imputation des déficits agricoles sur le revenu global | 127 677 € | 128 826 € |
Les seuils des régimes micro sont mis en place pour une période triennale.
| Seuil 2023 | Seuil 2024 | Seuil 2025 | |
| Micro BIC | |||
| – Achat / revente, fourniture de logement
– Prestations de services |
188 700 €
77 700 € |
188 700 €
77 700 € |
188 700 €
77 700 € |
| Micro BNC | 77 700 € | 77 700 € | 77 700 € |
| Micro BA | 91 900 € | 120 000 € | 120 000 € |
IX. Le plafonnement global des niches fiscales
Les réductions d’impôt ne peuvent diminuer que l’impôt résultant du barème (elles ne peuvent pas diminuer l’imposition forfaitaire telle que le PFU, PFL, imposition forfaitaire du PERP dénoué en capital, imposition forfaitaire des plus-values immobilières).
Quid de la réduction d’impôt qui excède l’impôt résultant du barème ?
- Principe : la réduction d’impôt excédentaire est perdue
La grande majorité des dispositifs à réduction d’impôt prévoit que lorsque l’avantage fiscal excède le montant de l’impôt dû, l’excédent est perdu.
A titre d’exemple, les dispositifs PINEL/DUFLOT/DENORMANDIE régis par les dispositions de l’article 199 novovicices du CGI ne permettent pas de bénéficier d’un report de la réduction d’impôt non utilisée (BOI-IR-RICI-360-30-10 §290).
- Exception : la réduction d’impôt est reportée
Il existe toutefois trois sortes de report :
- le report parce que le montant investi excède le plafond de souscription autorisé, c’est le cas du dispositif Madelin ou encore du dispositif attaché aux dons ;
- le report parce que la réduction d’impôt excède l’impôt issu du barème, c’est le cas notamment des dispositifs Scellier et Malraux ;
- le report parce que la réduction d’impôt excède le plafonnement des niches fiscales, tel que le dispositif Madelin pour souscription au capital d’une PME.
X. Le taux de prélèvement à la source
- Le réajustement du taux du prélèvement à la source en septembre 2026

Le taux du prélèvement à la source est calculé pour chaque foyer fiscal par l’administration fiscale, sur la base des dernières déclarations d’ensemble des revenus à sa disposition.
L’impôt sur le revenu et les revenus pris en compte au numérateur et au dénominateur sont :
- ceux de l’avant-dernière année pour le calcul du taux relatif aux versements de l’acompte acquittés et aux retenues à la source effectuées du 1er janvier au 31 août de l’année au cours de laquelle le contribuable dispose des revenus ou réalise les bénéfices,
- et ceux de l’année précédente pour le calcul du taux relatif aux versements de l’acompte acquittés et aux retenues à la source effectuées du 1er septembre au 31 décembre.
Toutefois, dans le cas où l’impôt sur le revenu de l’avant-dernière année ou de la dernière année n’a pu être établi, l’impôt sur le revenu et les revenus pris en compte pour le calcul du taux sont ceux de la dernière année pour laquelle l’impôt a été établi à la date du calcul de l’acompte par l’administration fiscale ou de la transmission du taux au débiteur des revenus, sans que cette année ne puisse être antérieure à l’antépénultième année par rapport à l’année de prélèvement.
Lorsque la dernière année pour laquelle l’impôt sur le revenu a été établi est antérieure à l’antépénultième année, aucun taux de prélèvement n’est déterminé par l’administration fiscale. Dans ce cas, la grille de taux par défaut prévue au III de l’article 204 H du CGI s’applique (BOI-IR-PAS-20-20-30).
- La modulation du prélèvement à la source
L’article 204 J du CGI dispose que le montant du prélèvement peut être modulé à la hausse ou à la baisse, sur demande du contribuable, pour tenir compte de l’évolution de ses revenus ou de sa situation au titre de l’année en cours.
Le droit à modulation est ouvert aux contribuables pour lesquels un taux propre au foyer a été calculé par l’administration, le cas échéant modifié à la suite de la déclaration d’un changement de situation ou d’une précédente modulation.
Dès lors qu’ils constituent une déclinaison du taux propre du foyer fiscal, les taux individualisés ne sont pas, en tant que tels, modulables individuellement. Le contribuable ayant opté pour l’individualisation de son taux de prélèvement peut toutefois demander la modulation du taux propre à son foyer fiscal. Si sa demande est acceptée, de nouveaux taux individualisés sont, le cas échéant, automatiquement déterminés par l’administration sur la base des revenus et charges déductibles escomptés par le contribuable.
La modulation à la baisse est subordonnée, depuis la loi de finances pour 2023, à l’existence d’un écart de plus de 5% entre :
- d’une part, le montant du prélèvement résultant de la situation et des revenus estimés par le contribuable (PàSMODULÉ) ;
- d’autre part, le montant du prélèvement qu’il supporterait en l’absence de modulation (PàSNON_MODULÉ).
L’écart entre le prélèvement estimé et le prélèvement qui aurait été supporté en l’absence de modulation est apprécié au regard de l’impôt sur le revenu ; il n’est pas tenu compte des prélèvements sociaux éventuellement dus sur les revenus dans le champ du prélèvement. En revanche, une fois effectuée, la modulation entraîne une mise à jour de l’assiette de l’acompte dû au titre des prélèvements sociaux.
ATTENTION, une seconde vérification aura lieu en N+1, en comparant :
- d’une part, le montant du prélèvement résultant de la situation et des revenus réels pour N (PàSREVENUS_RÉELS) ;
- et d’autre part, le montant du prélèvement qu’il supporterait en l’absence de modulation (PàSNON_MODULÉ).
Si dans le cadre de cette seconde comparaison, l’écart n’est pas de 5% au minimum, des pénalités seront dues.
Depuis le 1er septembre 2025, pour les contribuables mariés ou pacsés soumis à imposition commune, le taux individualisé est appliqué par défaut aux revenus personnels de chaque conjoint. Toutefois, ces derniers ont toujours la possibilité d’opter pour un taux commun du foyer fiscal.
A noter : Il y a plusieurs mesures adoptées dans la loi de finances pour 2026 qui ne trouveront à s’appliquer qu’à compter des déclarations réalisées en 2027 tels que la révocabilité de l’option 2 OP, ou encore l’allongement du report du plafond de déductibilité de l’épargne retraite (report du plafond sur 5 ans vs 3 ans actuellement).
